31 mai 2007

Je dis l'avenir du jeux vidéo dans le monde

Tiens, pourquoi pas une petite réflexion sur l'avenir du jeux vidéo dans le monde, et sur les marchés porteurs de l'industrie d'ici quelques années. Je ne garantie pas la fiabilité de mes propos, la lecture des étoiles est légèrement difficile ces derniers temps, vu le temps qu'il fait...


Je vais, dans un premier temps me baser sur les populations et les charts des grandes nations du jeux vidéo, avant de vous proposer mon point de vue. Ça fait sérieux, non?

Puisqu'ils sont toujours les plus forts, commençons par les États-Unis (pour étendre l'influence de chiens écrasés outre-Atlantique). Avec 300 millions d'habitants et un pouvoir d'achat respectable, les USA ont toujours été friands de loisir vidéoludique. Avec l'arrivée de Microsoft dans le milieu au début du siècle, le pays s'est positionné comme une réelle alternative à l'hégémonie japonaise en place depuis le début des années 90. Malgré tout, le marché, même si il reste très intéressant aux yeux des constructeurs et éditeurs, ne se développe pas réellement, et ne propose pas de potentiel d'expansion faramineux. On peut certes ajouter la présence du Canada, mais le pays ne présente pas une population assez importante pour jouer les troubles fêtes (33 mi lions de canadiens).

Aaaah, l'Europe, notre bon vieux continent. Aucun constructeur de console n'est issu de nos contrées, et c'est principalement ce qui place l'Europe comme le "Tiers Monde" du jeu vidéo, expression que je tiens d'ailleurs à dénoncer, au vu de ce que représente ce terme en règle générale... Le laissé-pour-compte (c'est bien mieux) souffre donc de son manque d'implication dans le milieu. Mais la roue est en train de tourner, puisque de plus en plus de studios de développement voient le jour, et ce divertissement est en pleine explosion notamment, on ne peut se le cacher, grâce à l'arrivée de la DS. Les 5 principaux pays consommateurs (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni) représentent, tout comme les États-Unis, 300 millions d'habitants, avec des ventes de consoles et de softs qui évoluent positivement depuis quelques années. Mais ce qui fait principalement la différence, c'est le potentiel qui manque aux USA. C'est une population européenne atteignant au total 730 millions d'habitants, plus du double de la combinaison USA / Canada, qui peut éventuellement investir dans une console ou un PC. Et les acteurs du marché l'ont bien compris.

Les grands gagnants, et les grands représentants, des années 90 et encore de nos jours, sont les japonais. Historiquement, le Japon est un marché extrêmement important, puisqu'il est le premier à avoir hissé le jeu vidéo au rang de produit de grande consommation. Et avec des constructeurs mythiques comme Nintendo ou Sony encore en activité, les japonais disposent d'un plus grand panel de produits que le reste du monde. Mais malgré que l'électronique soit ancrée dans leur culture, le Japon souffre d'un mal qui ne plaît guère aux grands pontes : sa population. Arrivée à saturation en terme de consommation (il y a déjà environ 50 DS par foyer, et 13 PS2), il apparaît impossible aux distributeurs de conquérir de nouveaux marchés, puisque une grande partie des 127 millions d'habitants est déjà touchée par les divertissements ludo-numérique. Le Japon est en train de montrer ses limites en matières d'extension, et se fait rattraper par les autres acteurs du marché signalés précédemment, qui eux possèdent un potentiel plus intéressant. On le voit notamment avec les sorties de jeux, qui ont de plus en plus souvent lieu en dehors du pays du Soleil levant. C'est malheureux à dire, mais le but reste de se faire le maximum d'argent...

Je ne vous ai bien sûr présenté que les zones géographiques les plus significatives dans le domaine. Je pourrais aussi vous citer la Corée du Sud, avec ses aficionados du jeu en ligne, l'Australie et le Moyen-Orient, rattachés à l'Europe, mais leur influence n'est pas assez significative. Il reste par contre un marché qui attire tous les regards, que ce soit dans les jeux vidéo ou dans les autres industries : la Chine. En pleine explosion, c'est le nouvel Eldorado qui fait apparaître des Dollars dans les pupilles des commerciaux. Avec ses un milliard trois cents millions d'âmes (1.300.000.000) et une économie connaissant une progression inégalée, c'est véritablement l'enjeu financier de ce siècle, et je ne vous apprends rien. Le seul problème qui se pose est celui du piratage, qui ralentit véritablement la commercialisation de softs. On peut malgré tout s'attendre à ce que le marché des consoles et des PCs se calque sur les envies des inventeurs du cerf-volant, et peut-être (sûrement?) à notre détriment...

Je dis donc, bien sûr, que les nouveaux moteurs de l'activité seront la Chine et l'Europe, grâce à leurs potentiels économiques et démographiques. La consommation japonaise va stagner, mais le savoir-faire nippon fera du Japon un acteur majeur de la production. Quant aux américains, leur modèle économique peut les aider, ainsi que l'intrusion de µ$ dans le milieu, mais leur marché ne sera pas chamboulé. On peut aussi parler de l'éventuel intérêt que représente l'Inde pour ce milieu, qui, à l'instar de la Chine, peut être une prochaine cible (Microsoft et Sony s'y sont déjà attelés).

Cette analyse n'est bien sûr pas révolutionnaire, mais je souhaitais faire un état des lieux, afin que l'on puisse se remémorer les conditions dans lesquelles notre industrie préférée se développent...

Bon, d'accord, c'est aussi parce que c'est à la mode de faire des analyses financières sur les jeux vidéo. Bisous à tous!

3 commentaires:

F4nb0y a dit…

Le marché est certes immense en Europe, mais souffre d'un problème de cohérence culturelle. Ben oui, Tu peux designer sans soucis un jeu pour 120 millions de Japonais aussi différenciés que des lemmings, ou 400 millions d'américain qui sont tous free dans leur tête en coeur. Mais va faire un jeu qui plaît à la fois aux Allemands (grands fans des Settlers), aux Français (grands fans de grèves) et aux anglais (grands fans de vieux trucs couronnés).

L'Europe n'apparait-elle pas encore trop comme une somme de marchés-nations pour être considéré comme un marché cohérent, et ce même si il y a indéniablement une certaine proximité culturelle entre ces marchés/nations ?

Il suffit de regarder le nombre de jeux spécifiquement développés pour le marché européen pour répondre à cette question. Perso, je n'en vois pas...

Pigiste a dit…

C'est sûr que les différences culturelles entre les pays européens apparaissent comme un frein à la commercialisation en masse de jeu. Il commence à ressortir malgré tout que les européens sont friands de jeux d'actions, de foot, des grosses licences, mais aussi des casual games, plébiscités par les nouveaux joueurs. Alors oui, l'Europe se cherchent encore, mais elle devient un incontournable du marché mondiale.

Quant au fait qu'il n'y ait pas de jeu spécifiquement développé pour les européens, cela vient de la proximité culturelle avec les états-unis, mais aussi parce que l'Europe n'est pas un acteur historique du jeu vidéo.

Bisous à toi, enfin serrage de main viril, commentateur de l'inconnu

f4nb0y a dit…

Je concède, je concède, mais je suis content de voir que nous sommes d'accord sur le fait qu'il y a encore du travail à accomplir.

Paix à toi, aux hommes de bonne volonté, et aux ours polaires.