30 avril 2008

Tu sauvegardes et tu vas faire tes devoirs!

J'ai donc joué à GTA, ça y est. 5 heures avec la bestiole hier, en tête à tête, dans l'atmosphère pesante d'une chambre surchauffée par une 360 en constant chargement. Il y a énormément de chose, mais comme ce serait trop chiant de les énumérer, et qu'en plus je ne me rappelle pas de tout, je vais condenser tout ça (sans spoiler).

D'abord techniquement. Contrairement à beaucoup de monde, j'ai trouvé le jeu très beau. Le titre jouit (et non souffre) de la comparaison avec ses prédécesseurs, puisque par rapport aux performances réalisables sur leur machine respective, je trouve que c'est ce GTA IV qui tire au mieux les capacités de sa génération (même si on n'a pas encore tout vu...). D'accord, j'ai joué au 3 mais sur PC, je n'ai que peu essayé Vice City sur PS2, et je n'ai que succinctement contrôlé Carl Johnson dans San Andreas, mais ça n'empêche que la première impression que j'ai eu en découvrant le titre est que le soft est beau, avec un jeu d'éclairage réaliste même si un peu sombre (j'ai personnellement dû régler la luminosité). N'oublions pas la taille de la carte, et aussi que par rapport à Assassin's Creed, par exemple, il y a bien plus de diversité dans les décors. A signaler bien sûr quelques problèmes de clipping peu gênants (un tabouret qui apparait une demi seconde plus tard est largement pardonné vu la grandeur du titre), et aussi l'éternel tremblote des cadavres présent sur chaque moteur physique un temps soit peu évolué.

Au niveau du gameplay, j'ai tout d'abord été marqué par la lenteur de Nico Bellic. Mais après quelques minutes dans le jeu, on comprend que les développeurs ont souhaité rendre plus réaliste leur saga, et cette lenteur de Niko apparait alors plus cohérente et surtout humaine, pas comme les Tommy Vercetti & Cie qui était tous des hommes qui valaient 3 milliards. Pour la conduite, elle reste plutôt égale à elle-même, avec des voitures qui rebondissent beaucoup, mais dont les sensations de lourdeur sont bien retranscrites. Mais surtout, le plus intéressant reste la profondeur dont joui le jeu. J'ai joué 5h, et là où dans un autre jeu j'aurai déjà fait les 3/4, j'ai ici l'impression de n'avoir qu'effleuré le soft. Il reste tellement de choses à découvrir que je sais présentes...

Enfin, le plus gros points positifs du jeu : l'ambiance. L'univers gigantesque est cohérent, avec les détails qui tue comme le péage à payer. Le téléphone portable joue aussi beaucoup dans ce sens, mais le plus bluffant reste les conversations et les programmes télé/radio (similaires à ce que l'on a pu voir dans The Darkness. Déjà très impressionnant dans le titre de Starbreeze et qui l'est ici encore plus).

A chaque fois que l'on lance une mission avec Roman (cousin qui nous accueille à Liberty City), le temps de se rendre sur place se lance une conversation, qui devient Tarantinesque quand on sort juste pour passer du temps à deux. Et je ne suis pour l'instant jamais tombé deux fois sur la même conversation. Pas surprenant vu que je n'en ai pas entendu beaucoup, mais plutôt parce qu'elles sont relativement longues. Ça donne une grosse profondeur aux personnages.

Pour les radios, on était déjà au courant, mais la télé est nouvelle. J'ai dû passer une petite vingtaine de minutes devant, et je n'étais pas prêt de voir deux fois le même programme. Comment je le sais? J'ai vu plein de pubs toutes différentes, et seulement deux programmes (pas jusqu'au bout. Trop longs...) qui en appelle d'autres sur tous les sujets.

En bref, après ces 5 premières heures, j'avais le sentiment de jouer ... à un GTA. Sauf que l'ambiance amplement travaillée et réaliste participe à faire vivre une expérience incroyable de profondeur, et c'est bien ça qui me donne envie à chaque instant d'allumer ma console. Par contre, il y a quand même quelque chose qui me perturbe beaucoup : mais pourquoi Niko se penche-t-il autant quand il tourne?!?


Postulat : Proposition nécessaire qui ne peut être démontrée. Exemple : Pour faire un électrochoc aux gens et les convaincre qu'il faut faire attention à la nature, on leur dit que la pollution provoque à elle seule un dérèglement climatique, alors qu'on ne sait pas si c'est vraiment la seule raison. Mais attention, ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas faire attention, loin de là! Et oui, j'ai bien écouté Laurent Cabrol...

Logorrhée : Flux de parole inutile. *tousse* Edouard Baer *tousse* Fabrice Luchini *tousse*

*tousse*

Ah non, là je toussais vraiment.

Rhaaaa, j'ai honte de cette blague. Merde.

2 commentaires:

Hell Pé a dit…

Je lis toujours les "Tu sauvegardes..." d'un air distrait d'ordinaire, mais cette énième allusion à Fabrice Luchini me turlupine. Ça donnerait quoi si on lisait tous les mots cités dans cette rubrique, ou Fabrice Luchini a servi d'exemple ? Quel pourcentage d'un dico Larousse lambda pourrait-on ainsi assimiler à Fabrice Luchini ? Je redoute les résultats d'une telle enquête...

Pigiste a dit…

C'est bien malgré moi qu'il revient régulièrement. J'ai essayé de l'esquiver avec Edouard Baer, mais je n'ai pas réussi.

En même temps, dès qu'un terme de rhétorique se présente, c'est le grand casse-couilles national qui vient directement à l'esprit...