01 mai 2008

Je dis qu'on fait les comptes

Alors que l'on devait juste jouer un peu à Wii Fit hier soir avec quelques potes, ça a fini en une nuit complète sur le jeu. Une nuit! De Minuit à 6h du mat', on n'a pas lâché la bête, en passant du jeu de foot (enfin, de têtes), au ski, saut à ski, hoola-hoop et parcours de la bulle. Et la conclusion de tout ça est que je suis une MEGA brêle à Wii Fit. Enfin plutôt une méga brêle de l'équilibre et de la maîtrise de son corps. Je suis médiocre en ski, le hoola-hoop m'a fait un mauvais tour a un moment (c'est toujours plus facile de remettre en cause le jeu), le parcours de la bulle a bien foiré après un départ pourtant prometteur, et le foot a été le théâtre de la ridiculisation ultime (parce que quand je veux aller d'un côté, je prends une impulsion de l'autre côté qui me fait complètement rater le jeu). Ma fibre du compétiteur a été titillé par la vexation du mauvais perdant... Par contre, j'ai masterisé l'assemblée au saut à ski. Je me la pète, mais j'ai vécu tellement de défaites hier soir que pouvoir se raccrocher à quelque chose fait du bien.

Puis d'façon, Wii Fit c'est d'la merde.


Maintenant que chiens écrasés a un an, j'ai assez de données pour étudier le rythme des sorties sur 12 mois (bien mieux que celui sur dix mois que j'avais fait dernièrement). Basé sur les "Demandez le programme" du lundi, voici un graphique qui donne le nombre de sorties de jeux vidéo par mois.


Avant de commencer, je tiens à rappeler que ça reste théorique, puisque j'ai pris en compte les dates de sorties prévisionnelles et non réels (les retards sont ignorés). Mais au final, ça doit s'équilibrer quand même, et ce ne sont pas quelques retards qui vont modifier la tendance générale.

Autre remarque : pour les sorties multi-plateformes, je n'ai compté qu'un jeu, même si les versions diffèrent. Je ne vais pas compter 7 FIFA 2008 différents, par exemple...

Commençons par les losers : les mois de juillet, décembre et janvier. Pour des raisons évidentes (ralentissement de l'activité dû aux vacances d'été pour l'un, fin du rush des sorties de novembre pour les deux autres), ces trois mois sont très calmes pour l'industrie. Voilà voilà... Non, rien de plus, vous pouvez passer le coeur léger au paragraphe suivant.

Au contraire, on assiste à des pics de commercialisation en novembre, avec les fêtes de fin d'année qui booste les ventes et donc les sorties, et plus surprenant en juin. Pourquoi les éditeurs souhaiteraient-ils sortir leurs jeux à cette période? On peut penser qu'ils veulent dans un premier temps éviter une sortie estivale synonyme d'invisibilité marketing, tout en s'assurant une présence dans les rayons pour un éventuel achat "de l'été" (des parents qui achètent un jeu pour les vacances de leurs enfants, un gamer qui s'ennuie et qui craque pour un titre afin d'accompagner ses longues nuits,...). Cette deuxième raison semble un peu moins plausible, mais je pense qu'il ne faut pas éluder la puissance de la recherche du calme des parents...

On a donc deux périodes tempête/calme qui se démarquent des autres : Juin-Juillet et surtout Novembre-Décembre-Janvier. Mais qu'en est-il des autres?

Déjà, février se démarque par un nombre de sorties également conséquent dû à la reprise du marché. On repart sous de bons auspices pour une nouvelle année en sortant son titre qui rate certes les fêtes de fin d'année, mais qui vient cueillir les joueurs en mal de jeux, vu qu'ils ont fini ceux obtenus à Noël. Puis après, jusqu'à Mai, le rythme baisse avant le pic de Juin pour éviter une sortie estivale. Pourquoi cette baisse? Parce qu'une sortie durant cette période se justifie moins, avec comme seul objectif de mettre à disposition le soft avant l'été. On voit donc qu'à part sur le mois de février, la fin de l'année fiscale au 31 Mars n'a pas tant d'influence que ça sur les sorties. Les éditeurs ne cherchent donc pas plus que ça à sortir absolument leurs jeux avant de passer à une nouvelle année de gros sous. Enfin, ça doit dépendre des cas, et de l'année durant laquelle les éditeurs et leurs actionnaires ont prévu de récolter du pognon (une société qui ne rentre pas dans ses objectifs pour une année donnée va peut-être avoir tendance à vouloir sortir un jeu avant la fin de la-dite année fiscale afin de gonfler ses chiffres en vue du bilan).

L'autre période de transition, d'août à octobre, est elle au contraire une montée en puissance jusqu'au pic de novembre. Le marché reprend doucement après les vacances, avec cette fois pour objectif de sortir son titre avant la fin de l'année.

Je ne suis pas analyste financier ou marketing, ces points de vue restent donc ce qu'ils sont : bah des points de vue. Je peux me tromper, mais je pense que le rythme des sorties dépend de ses quelques données évidentes, et non d'obscures raisons alambiquées.

Si vous avez une autre idées pour tel ou tel chiffre, je vous invite à poster un commentaire (coût d'un clic + 15 calories par lettre tapée).

1 commentaire:

Jon DRUMMOND a dit…

I didn't move!!!!!