10 juin 2008

Le mardi, c'est permis de déchanter

... Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah
Mmmmmh
...
Ah, vous êtes déjà là? Désolé, je viens de me réveiller du match de l'équipe de France. C'était chiant, non? Entre les roumains qui cassaient le jeu en étant à 11 en défense et les français qui n'était pas dans un bon jour, c'était d'une tristesse... Heureusement, les italiens se sont fait rincer. V'là les champions du monde... (il ne faut pas penser à la coupe du monde 2002 quand on se dit ça) Enfin bon, ne faisons pas trop les malins, parce qu'avec le match d'hier, c'est pas comme si on rayonnait de confiance. Heureusement, l'équipe de France s'en sort toujours mieux contre les équipes plus prestigieuses.



Dimanche soir, j'ai joué à Rock Band avec Miss iench et mon frère. Et comme ils ne sont pas du genre chanteurs, je me suis collé au micro. Pendant 4 heures. Ça me faisait marrer, et je peux vous dire que j'avais la gorge pété en fin de compte. Mais ça m'a surtout amené à me poser la question suivante : pourquoi si peu de monde veut prendre le micro?

Rock Band est une question de dextérité et de rythme. Que ce soit à la batterie, aux guitares ou au micro, c'est finalement plus ou moins la même chose, sauf que pour la première, ce sont les bras et un pied qui sont utilisés, pour les deuxièmes, ce sont les mains, et pour le troisième les cordes vocales. Tout est question de performance, mais avec des "organes" différents. Alors pourquoi l'accueil n'est-il pas le même entre les instruments et le micro? Pourquoi serait-ce différent de se planter dans un riff de guitare endiablé ou dans un refrain requérant une tessiture inhumaine? Car après tout, ce qui fait peur, c'est l'échec en public, et rater la "partition" de guitare ou de batterie est également un échec. La réponse se trouve dans l'interface...

Déjà et avant tout, quand on est à la guitare ou à la batterie, on est relié au jeu par un accessoire alors qu'avec un micro, c'est notre voix que l'on entend directement, sans traitement du son ou du signal analogique. On n'est plus caché derrière un accessoire qui clique légèrement mais on présente (impose?) notre intimité vocale à la face et aux oreilles des autres. D'autant plus que l'on se retrouve sur le devant de la scène...

Ensuite, c'est dans la performance que le chant se démarque. Là où, avec un instrument, on expose aux autres notre capacité à manier un objet, on ne peut compter que sur sa voix dans le chant. Et on a l'impression que les autres seront moins tolérants en cas d'échec avec un organe que l'on utilise directement plutôt qu'au travers d'un bout de plastique. Ça se confirme avec notre entourage qui aura toujours tendance à nous chambrer sur notre voix, et donc une habileté toute personnelle, plutôt qu'une capacité à manipuler quelque chose.

Enfin, parce que quand on commence par "déjà" et "ensuite" on finit par "enfin", la voix reflète plus une sensibilité artistique qu'une batterie et une guitare en plastique, qui elles laissent plutôt transparaître son habileté physique. Et alors qu'on ne reproche pas à quelqu'un des performances physiques (course, saut,...) médiocres, on ne se retient pas de se moquer d'un manque flagrant de bon goût, et donc de sens artistique. Surement parce que l'on choisit ses goûts et moins son corps. De fait, il y a peut-être un amalgame fait entre capacité à bien chanter et sens artistique. Mais pour ce dernier point, ça reste à confirmer. Je vais passer une licence en psychologie et je reviens...

C'est évidement le premier point qui justifie à lui seul cette aversion pour le micro, mais il me semblait intéressant de voir si d'autres éléments plus implicites participaient inconsciemment à la pénurie de chanteurs. Quoiqu'il en soit, il existe toujours des gueulards ou des parlouzes (parce que pipelettes, ça fait gnan-gnan) pour squatter le micro pendant une soirée...

3 commentaires:

ouze - boy a dit…

une bonne parlouze des familles

Pigiste a dit…

Franchement sincèrement, cace-dédi

wooly denzey a dit…

sérieusement!
franchement, sincèrement...
Moi ken tout le temps
Alors laisse toi faaaiiiiree...